One thing that continues to amaze me on this journey is how incredibly well my body is coping with all the treatment I’ve received so far. That’s the most important part of this whole process: the body’s strength, adaptability, and will to heal.
My doctors, consultants, and the whole team looking after me have been confident from the start that I can handle the treatment plan, and their trust gives me so much reassurance. It’s a powerful reminder that this process is about working with my body, not against it.
Peripheral neuropathy — Tingling fingers
The first side effect I noticed was something called peripheral neuropathy, a numb or tingling feeling at the tips of my fingers.
This is a typical side effect of one of the chemotherapy drugs I’m receiving, a vinca alkaloid called Vincristine, which I’ve had three times this month.
For most people, symptoms of cancer-related peripheral neuropathy gradually improve once treatment ends. In my case, it’s very mild, just a little uncomfortable, especially when I’m doing things that require precision, like fastening a necklace clasp, putting on earrings, or trimming my nails.
To give some context, the nervous system has two main parts:
- The central nervous system (CNS) — made up of the brain and spinal cord
- The peripheral nervous system (PNS) — a network of nerves carrying messages between the brain, spinal cord, and the rest of the body
Ototoxicity — When the ears react
The second chemo-related side effect I experienced was a bit more uncomfortable: ototoxicity, which is the effect of certain medications or chemicals on the inner ear or auditory nerve.
(“Oto” means ear, and “toxicity” means poisoning.)
It can cause symptoms such as ringing in the ears, hearing loss, or balance problems.
For me, it started as a strong pressure in both ears (like when you’re on a plane and can’t quite pop them) along with a constant buzzing, muffled hearing, a strange sense that my voice was echoing inside my head, and a touch of dizziness for a day.
Thankfully, the symptoms gradually faded and disappeared after six days.
Fatigue
Aside from these specific side effects, the main difference I notice compared to when my journey began is a deeper fatigue. With the addition of different chemotherapy drugs given at a more frequent pace, my body naturally feels a bit more tired. But even that, at the moment, feels more like what I like to call a “Sunday afternoon laziness”, that kind of slow, cosy tiredness that simply asks for rest, not worry. I take it as my body’s gentle reminder to pause and recharge between each step of the process.
Even though these side effects can be unsettling at time, I keep reminding myself that they’re signs my body is working hard, processing powerful medicines, and staying resilient. Each new experience helps me understand myself better, what my body needs, how it reacts, and just how strong it truly is.
Effets secondaires de la chimiothérapie : neuropathie périphérique et ototoxicité
Ce qui continue de m’émerveiller dans ce parcours, c’est à quel point mon corps fait preuve d’une incroyable capacité d’adaptation face à tous les traitements que j’ai reçus jusqu’à présent. C’est là, à mes yeux, l’aspect le plus important de tout ce processus : la force, la résilience et la volonté de guérison du corps.
Depuis le début, mes médecins, mes consultants et toute l’équipe qui prend soin de moi sont confiants dans ma capacité à supporter le protocole de traitement, et leur confiance me rassure profondément. C’est un puissant rappel que tout ce parcours consiste à travailler avec mon corps, et non contre lui.
Neuropathie périphérique — Des picotements au bout des doigts
Le premier effet secondaire que j’ai remarqué s’appelle la neuropathie périphérique, une sensation d’engourdissement ou de picotement au bout des doigts.
C’est un effet secondaire typique de l’un des médicaments de chimiothérapie que je reçois, un alcaloïde extrait de la pervenche de Madagascar appelé Vincristine, que j’ai eu trois fois ce mois-ci.
Pour la plupart des personnes, les symptômes de neuropathie périphérique liée au cancer s’atténuent progressivement à la fin du traitement. Dans mon cas, c’est très léger, juste un peu inconfortable, surtout lorsque je fais des gestes précis, comme fermer un collier, mettre des boucles d’oreilles ou couper mes ongles.
Pour mieux comprendre : le système nerveux se compose de deux grandes parties :
- Le système nerveux central (SNC) — formé par le cerveau et la moelle épinière
- Le système nerveux périphérique (SNP) — est la partie du système nerveux qui se trouve à l’extérieur du SNC, un réseau de nerfs qui transmettent les messages entre le cerveau, la moelle épinière et le reste du corps
Ototoxicité — Quand les oreilles réagissent
Le deuxième effet secondaire lié à la chimiothérapie que j’ai ressenti a été un peu plus inconfortable : l’ototoxicité, c’est-à-dire l’effet de certains médicaments ou substances chimiques sur l’oreille interne ou le nerf auditif.
(« Oto » signifie oreille et « toxicité » signifie empoisonnement.)
Cela peut provoquer des symptômes comme des bourdonnements, une perte d’audition ou des troubles de l’équilibre.
Dans mon cas, tout a commencé par une forte pression dans les deux oreilles (comme lorsqu’on est en avion et qu’on n’arrive pas à “déboucher” ses oreilles), accompagnée d’un bourdonnement constant, d’une audition étouffée, de la sensation que ma voix résonnait à l’intérieur de ma tête, et d’un peu de vertiges pendant une journée.
Heureusement, les symptômes se sont estompés progressivement et ont disparu après six jours.
Fatigue
En dehors de ces effets secondaires spécifiques, la principale différence que je ressens par rapport au début de mon parcours est une fatigue plus profonde.
Avec l’ajout de différents médicaments de chimiothérapie administrés à un rythme plus soutenu, mon corps se sent naturellement un peu plus fatigué.
Mais même cette fatigue, pour l’instant, ressemble davantage à ce que j’aime appeler « la flemme du dimanche après-midi », cette sensation de lenteur douce et réconfortante qui invite simplement au repos, sans inquiétude.
Je la considère comme un doux rappel de mon corps à faire une pause et à recharger mes batteries entre chaque étape du traitement.
Même si ces effets secondaires peuvent parfois être déstabilisants, je garde en tête qu’ils sont aussi le signe que mon corps travaille dur, qu’il traite des médicaments puissants et qu’il reste résilient.
Chaque nouvelle expérience m’aide à mieux me connaître, à comprendre ce dont mon corps a besoin, comment il réagit, et à quel point il est fort et admirable.


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